Camus encore et encore :
"Certaines nuits dont la douceur se prolonge, oui, cela aide � mourir de savoir qu'elles reviendront apr�s nous sur la terre et la mer. Grande mer, toujours labour�e, toujours vierge, ma religion avec la nuit !"
Au-dessus du petit port, on peut apercevoir distinctement les fils de fer barbel�s.
Camus :
"Quinze ans apr�s, je retrouvais mes ruines, � quelques pas des premi�res vagues, je suivais les rues de la cit� oubli�e � travers des champs couverts d'arbres amers, et, sur les coteaux qui dominent la baie, je caressais encore les colonnes couleur de pain. Mais les ruines �taient maintenant entour�es de barbel�s et l'on ne pouvait y p�n�trer que par les seuils autoris�s."
Ajouter mes souvenirs : "Port d�sert. Fin de la nuit. J'ai vu l'aube se lever sur le port de Tipasa. Evoquer ces menus plaisirs imprim�s en moi et regarder encore combien ces photos sont belles, ces photos qui d�clenchent dans tout mon �tre le rappel d'un matin � peu pr�s effac� mais toujours log� quelque part dans ma m�moire : Les premi�res nuances des lumi�res un jour d'�t� sur la mer. Et puis le jour effa�ait l'embrasement du soleil naissant, �teignait les derniers feux et apparaissait l'azur. L'Azur ! L'Azur !... Et Mallarm� qui nous poursuit. Disparition des couleurs, leur �vanouissement. Spectacle d'une mort heureuse.