Camus :
� Bien pauvres sont ceux qui ont besoin de mythes. Ici les dieux
servent de lits ou de rep�res dans la course des journ�es. Je d�cris et je dis
:"Voici qui est rouge, qui est bleu, qui est vert. Ceci est la mer, la montagne,
les fleurs." Et qu'ai-je besoin de parler de Dionysos pour dire que j'aime
�craser les boules de lentisques sous mon nez ?
Est-il m�me � D�m�ter ce vieil hymne
� quoi plus tard je songerai sans contrainte :"Heureux celui des vivants sur la
terre qui a vu ces choses."Voir, et voir sur cette terre, comment oublier la
le�on ? Aux myst�res d'Eleusis, il suffisait de contempler. �
Notre mus�e.
J뭓vais pris la photo et coup� les pieds des copains peut-�tre pour mieux voir
le hall d뭙ntr�e.
Camus :
"Les dieux �clatants du jour
retourneront � leur mort quotidienne. Mais d'autres dieux viendront. Et pour
�tre plus sombres, leurs faces ravag�es seront n�s cependant dans le c쐕r de la
terre".
"Le ciel se fonce. Alors commence le myst�re, les dieux de la nuit,
l'au-del� du plaisir. Mais comment traduite ceci ? La petite pi�ce de monnaie
que j'emporte d'ici a une face visible, beau visage de femme qui me r�p�te tout
ce que j'ai appris dans cette journ�e, et une face rong�e que je sens sous mes
doigts pendant le retour.
Les captifs : Cette mosa�que d�corait l'abside de
la basilique civile. Le tableau central repr�sente 3 captifs, les mains li�es :
un chef de tribu maure assis pr�s de son bouclier, son �pouse et leur
enfant.
Tipasa �tait un lieu f�erique.